LETTRE DES ILES SCILLY (73)

(du Crouesty aux îles Scilly)

du Mercredi 24 Mai au Dimanche 28 Mai 2017

Balthazar vient d’appareiller de Camaret par un temps superbe ce Samedi 27 Mai à 13h. Après avoir traversé l’approche du goulet de Brest et viré la pointe St Mathieu il emprunte le chenal du Four que nous remontons rapidement malgré la petite brise d’Ouest paresseuse, poussé par un puissant flot de vives eaux qui atteint 5 noeuds en ce moment (avec un coefficient de marée de 103). Après avoir dépassé la tourelle de la Grande Vinotière à plus de 11 nœuds de vitesse sur le fond et laissé sur tribord le petit port du Conquet, nous embouquons sur bâbord le chenal de la Helle. Celui-ci permet de contourner le plateau rocheux de Molène, Quéménés et Béniguet et leurs innombrables récifs pour dépasser Ouessant et mettre le cap sur les îles Scilly (à une trentaine de milles au large de Land’s end, le cap Finisterre britannique).

Tiens, la vitesse sur le fond est descendue à 1,5 nœuds alors que le loch nous indique près de 5 nœuds en surface ! Nous nous trouvons en effet au débouché du fameux passage du Fromveur et subissons, en franchissant de puissantes marmites, le contre coup des courants qui atteignent en ce moment 9 nœuds au passage le plus étroit en se ruant le long de la côte Sud et Est de l’île d’Ouessant vers l’entrée de la Manche. Laissons là ces eaux tumultueuses en mettant en route la risée Perkins pour retrouver une vitesse fond plus convenable.

Il n’est pas étonnant que la DCNS ait choisi ce passage du Fromveur pour installer sa première hydrolienne à grande échelle. Dans quelques années près d’un Gigawatt, soit la puissance d’une centrale nucléaire, y seront produits par quelques hydroliennes invisibles. Cela change des stupides éoliennes inefficaces que nous subventionnons à l’infini à grands coups de nos factures d’électricité en défigurant nos paysages. Que ferons- nous lorsque nous serons descendus à 50% de nucléaire lors des épisodes anticycloniques sans vent et avec une solide couverture nuageuse qui arrivent chaque année ? Ainsi cet hiver un tel épisode a duré trois semaines pendant lesquels la production totale des éoliennes et des panneaux solaires a été inférieure à 2% de la production électrique ? Qui, en Europe, pourra alors fournir à la France près d’un tiers de sa consommation? Personne. Faudra-t-il se satisfaire de douches froides tout en payant une facture salée pour construire et maintenir toujours plus d’éoliennes ? Mais les écolos répondent qu’il « n’y a qu’à » baisser la consommation électrique. Ne veulent-ils pas de voitures électriques ?

Malgré le plaisir de partir pour une navigation de près de 4 mois qui nous emmènera en Ecosse et le long des côtes de Norvège jusqu’au Nord du cercle polaire je pars avec le cœur bien lourd. Ce matin, avant d’appareiller, je suis allé mettre un cierge dans l’adorable et très ancienne chapelle de Notre Dame de Rocamadour construite à l’extrémité du môle abritant le port de Camaret. Elle accueillait jadis les Irlandais qui débarquaient ici pour entreprendre (ou plus exactement poursuivre,) leur pèlerinage à St Jacques de Compostelle. J’ai perdu en Janvier Anne-Marie, mon équipière et fidèle compagne de toute une vie. Plus rien ne sera comme avant et je me retrouve amputé. Très croyante elle aimait cette émouvante et ravissante petite chapelle au plafond en bois en forme de coque de navire renversée. Bien que moi-même non croyant, cette petite flamme me relie intensément à elle.

Dimanche dernier 21/5 Bertrand (Duzan) m’a très gentiment accompagné dans sa voiture au Crouesty, transportant outre mon petit bagage un stock de pièces de rechanges, filtres divers, joints, docs, cartes SIM Iridium et autres impedimenta en tous genres nécessaires à une longue navigation. Il restera jusqu’à Mardi à bord pour nous donner un coup de main pour la préparation finale du bateau. Il nous rejoindra avec Bénédicte à Bergen pour le solstice d’été. Merci beaucoup Bertrand de ton aide et de ta bonne humeur.

Nous retrouvons à bord Jean-Pierre, dit JP, (Merle) et Mimiche arrivés hier de Nantes. Avec Maurice et Dany (Lambelin) habitant dans une jolie maison bretonne de granit dans le village de St Armel, à une trentaine de kilomètres d’ici, ils vont aussi participer à la préparation finale du bateau avant d’embarquer jusqu’à Bergen.

Cette préparation finale et la date d’appareillage ont en effet été perturbées par un accident, stupide comme tous les accidents, qui aurait pu me coûter très cher. En rentrant du bureau de vote, le jour du premier tour des élections présidentielles, je m’aperçois, au moment d’ouvrir mon portail, que j’ai oublié mes clés sur la porte d’entrée. Qu’à cela ne tienne, j’escalade cette grille comme je l’ai déjà fait. Au moment de me rétablir en haut en tirant fort sur la dalle de pierre qui coiffe le pilier en maçonnerie qui tient cette grille, celle-ci se descelle et ripe Je la lâche immédiatement pour qu’elle ne me tombe pas dessus en basculant et fais donc une chute contrôlée du haut de la grille pour me retrouver sur le trottoir sans autre dégâts qu’une profonde blessure à ma main droite que j’ai accrochée à une pointe de la grille. Résultat : opération d’une heure trente dans le service de chirurgie de la main de l’hôpital Pompidou. Le jeune chirurgien a été formidable : d’une paume de main et un petit doigt qui n’étaient plus que de la chair vive ensanglantée, avec un nerf pendouillant, il m’a retrouvé et cousu une peau qui s’était enroulée comme de fins rouleaux de papyrus et avait pratiquement disparu, puis remis en place un des deux nerfs du petit doigt amoché mais non coupé. Heureusement le tendon n’était pas coupé ni l’autre nerf et j’ai aujourd’hui retrouvé une main qui peut saisir les mains courantes et manié les bouts, sans trop tirer dessus quand même, avec toutefois une raideur du petit doigt que j’ai du mal à replier, associée à une perte de sensibilité. J’espère récupérer tout cela d’ici la fin de l’année. J’avais donc dû annuler ma venue à bord pour une semaine afin de finaliser ma longue checklist des petits travaux qui restaient à faire et retarder de quelques jours mon départ pour laisser le temps minimum aux soins postopératoires et à la cicatrisation.

Lundi 22 et Mardi 23 furent donc consacrés à la préparation finale (heureusement j’avais fait l’essentiel avant mon accident),notamment l’avitaillement des vivres de fond et le remplacement à la cale de la chaîne de mouillage par une chaîne neuve de 90m, grade 70, des excellentes Chaîneries limousines ainsi que le remplacement de sa jonction émerillon avec l’ancre.

Appareillage du Crouesty Mercredi 24 Mai vers midi par un temps splendide et chaud. Nous mettons à profit ce petit vent de Nordet pour aller prendre après une quarantaine de milles de navigation paisible un coffre en fin d’après-midi dans l’avant-port de la pittoresque petite ria de Doelan au Nord de l’île de Groix.

Avec ce Nordet l’eau sera parfaitement plate à la différence des conditions de vents d’Ouest, dominantes, qui le rendent habituellement inconfortable.

D’anciennes maisons bretonnes en granit bordent les deux rives fleuries de cette petite ria. Je revois le petit quai contre lequel nous avions échoué Marines à marée basse il y a plus d’une vingtaine d’années. La nuit un bruit sec sur le pont nous avait réveillé Anne-Marie et moi. Passant la tête par la descente je vois un pêcheur (il devait bien être deux heures du matin) penaud qui avait croché son fil de pêche et son gros plomb dans les haubans. Une belle anguille se débattait sur le pont qu’il avait ferrée. Le matin un brouillard à couper au couteau nous permettait tout juste de voir le musoir de la jetée. Nous avions appareillé tout doucement guidé par le signal sonore de Pen Men à la pointe W de l’île de Groix. J’aime bien ces navigations lentes et calmes, tous les sens aux aguets et le radar en route quand même, que nous avons souvent pratiquées, notamment au large de la Galice espagnole lorsqu’une masse d’air chaud et humide arrive sur des eaux froides. A l’approche de Pen Men, le sondeur nous alertant que nous franchissions la ligne de sonde des 20m et le bruit du ressac de la houle sur les rochers nous indiquaient qu’il était temps de virer de bord (àl’époque antérieure au GPS on naviguait à l’estime). Souvenirs, souvenirs…

Cette fois-ci une balade en zodiac dans la ria suivie d’une petite marche sur le sentier des douaniers le long de la côte nous font apprécier ce temps calme et la beauté du site. Mimiche et Dany cueillent au milieu de ces fleurs sauvages nombreuses et très belles en cette fin du mois de Mai du fenouil qui parfumera agréablement du cabillaud dans quelques jours. Au retour, surprise ici, nous dégustons d’excellents accras et boudins antillais arrosés d’un Ti’punch sur la terrasse d’un restaurant tenu par un jeune couple sympathique qui avait dû séjourner aux Antilles.

Le lendemain un temps toujours splendide et un soleil chaud accompagnant une petite brise de SW nous permettent de déjeuner dans le cockpit en remontant la côte entre l’archipel de Glénan et Concarneau. Dépassées l’Ile verte et la pointe de Trévignon sur tribord puis l’Ile aux moutons sur bâbord il nous faut déjà tout ranger et bientôt affaler les voiles à l’approche de la tourelle à damiers blanc et noir des Perdrix qui marque l’entrée de la rivière de Pont-Labbé et nous conduit à Port Tudy.

Le matin Mimiche avait prévenu par téléphone Florence Kroemer, ainsi que Claude et Jean-Marie Lépinette de notre venue, ainsi qu’Eric, le fils de JP, et sa famille qui passent ici le pont de l’Ascension. Ces derniers arrivent en fin d’après-midi pour passer un moment sympathique à bord. Ils sont suivis, après leur départ, par Florence et les Lépinette qu’accompagnent leur fille Sophie. Personnalité solide elle est la femme de Vincent Riou, grand marin au pedigrée impressionnant dont notamment une brillante victoire dans le Vendée Globe il y a quelques années.

Il a joué de malchance dans le Vendée Globe de cette année, une collision avec une baleine au large des côtes du Brésil mettant fin pour lui à une course endiablée dans laquelle il se plaçait dans le trio de tête. Sophie est accompagnée de Martin, son garçon de 14 ans et de sa fille Capucine plus jeune et plus timide. Martin, passionné de bateaux et de modélisme, est un adolescent d’une maturité surprenante. Il nous fait une démonstration de guidage de son drone. S’ensuit un dialogue pour savoir si je pourrais utiliser un tel drone équipé d’une caméra pour remplacer le guetteur transi dans le nid de pie (sur Balthazar la station debout sur les deuxième barres de flèches du mât, son baudrier attaché à un solide pontet fixé au mât) avec une beaucoup plus grande efficacité puisque permettant de repérer depuis plus d’une centaine de mètres de hauteur les polynies, étroites zones libres de glace permettant, lorsque la glace n’est pas trop dense (il est difficile de dépasser 3/10 à 4/10 max de couverture de glaces), de se frayer un chemin dans les eaux bergées.

Je mûris doucement dans ma tête en effet le projet sérieux d’aller faire l’an prochain une croisière en Alaska et en Colombie britannique en passant par le Groenland puis en franchissant le passage du NW de l’océan glacial arctique, passage ouvert par le fameux norvégien Amundsen. Martin juge que le plus difficile doit être de récupérer le drone en réussissant à le poser en sécurité sur l’annexe remorquée, l’obstacle du mât et des haubans interdisant un atterrissage directement sur le pont. Mais l’annexe dans les glaces…. ? Je crois que cela a été expérimenté. Il va falloir que j’étudie la faisabilité opérationnelle de cette solution bien séduisante.

Beau projet. Les projets font vivre. L’Homme a besoin de projets. Quand il n’en a plus, il meurt.

Sophie et sa famille étant partis nous retenons à dîner comme prévu Florence et les Lépinette.

Florence habite avec Klaus au Guilvinec, port de pêche proche de la pointe de PenMarch et du phare d’Eckmühl. Elle a beaucoup navigué à travers les océans avec Klaus son mari et notamment en Alaska et Colombie britannique. Ils ont vécu auparavant à Kourou où nous les avons connus. Klaus travaillait chez ERNO (société allemande installée à Brême, devenue DASA puis EADS puis Airbus Defence and Space) ; il était responsable industriel du deuxième étage d’Ariane fabriqué par cette société. Florence nous raconte en se contrôlant l’épreuve terrible qu’elle subit en ce moment : Klaus est atteint d’un Alzheimer qui se dégrade terriblement vite depuis quelques mois. Elle a dû le faire hospitaliser tout récemment. Epreuve terrible de voir progressivement partir son mari et fidèle compagnon dans un autre monde. Elle fait face avec un grand courage à cette déchirure.

Jean-Marie et Claude sont des amis d’André et de Catherine (Van Gaver), son épouse très regrettée par nous tous. Ils étaient voisins à Cesson où ils habitaient alors qu’André travaillait avec moi sur le programme ARIANE à Evry.

Très tournés vers les autres ce couple solide et charmant s’est beaucoup occupé des jeunes. Jean-Marie notamment dirigeait près de Cesson un village d’enfants, établissement d’accueil et d’insertion de jeunes laissés à eux-mêmes. Il nous explique que sa plus grande récompense aujourd’hui et d’avoir de temps à autre des contacts avec certains anciens qui gagnent leur vie et ont fondé une famille . Ils viennent le remercier de les avoir aidés à construire leur vie et prendre leur essor.

Vendedi 26/5 11h40. Nous franchissons pour la nième fois le Raz de Sein en parant la tourelle de la Plate au début du flot. Lever à 4h30, appareillage de Loctudy à 5h15 au point du jour par grand beau temps. J’ai pris soin d’arriver comme d’habitude au voisinage du début du flot au Raz de Sein après avoir viré la pointe de Penmarch puis remonté au largue la longue baie d’Audierne. La seule fois où j’ai dérogé à cet horaire cela a été très chahuté. C’était en Janvier de l’an dernier. J’emmenais Balthazar à Caen pour lui faire installer par le chantier Normandy un safran juste derrière l’hélice pour améliorer sa pilotabilité à basse vitesse dans les zones restreintes (Balthazar, comme la plupart des voiliers modernes est un bisafran. C’est très bien pour la stabilité de route au portant mais néfaste dans les évolutions au moteur à basse vitesse dans les zones restreintes car le jet de l’hélice passe entre les deux safrans écartés et ne donne plus le coup de fouet si efficace qui permet aux monosafrans de virer avec un rayon très court; la modification que j’ai fait faire à Caen se révèle très efficace comme on pouvait s’y attendre). L’horaire de la marée nous conduisait à se lever à une heure peu chrétienne et les vents modérés allant dans le sens du flot je nous avais octroyé 1h30 de sommeil en plus, se présentant donc au Raz de Sein avec un flot déjà bien établi. A un mille environ nous percevons une fine ligne blanche barrant le passage du Raz. En s’approchant la ligne s’épaissit et se révèle être une barre avec des murs d’eau et des vagues qui déferlent. Il me revient alors qu’à la météo d’hier ils annonçaient une grosse houle de NW. Je savais, mais j’avais oublié hier de la prendre en compte, qu’une forte houle s’opposant au courant lève des vagues très cambrées voire verticales un peu comme un fort vent contraire. J’hésite à faire demi-tour alors qu’il est encore temps pour aller attendre à Audierne l’étale suivante puis me décide à y aller estimant la barre à environ deux mètres cinquante de hauteur, ce que le robuste Balthazar bien défendu et avec ses 26 tonnes devrait pouvoir perforer sans dommages. L’équipage est devenu silencieux en approchant cette zone chaotique juste après la Plate. Quelques murs d’eau qui s’écroulent sur le pont, quelques ruades de Balthazar qui se cabre, c’est passé ! Expérience à ne pas faire avec un bateau plus petit et plus léger. Est-ce des conditions similaires qui ont fait chaviré ici le bateau de pêche dans lequel se trouvait Edouard Michelin ? Le Raz de Sein comme tous les Raz subissant de forts courants cela se respecte comme j’ai failli l’oublier.

Nous profitons de ce grand beau temps et de ce vent portant pour aller raser les Tas de Pois qui précèdent la pointe du Toulinguet derrière laquelle s’abrite Camaret. Des grimpeurs sont descendus en rappel au ras de l’eau et escaladent dans un beau soleil la face la plus raide de l’un des tas de poix. Les veinards ! Cela me démange.

Nous retrouvons le pittoresque port de Camaret, coloré et très animé pendant ce pont de l’Ascension, port offrant une escale à la fois bien sympathique et pratique lorsque l’on veut virer la pointe de la Bretagne sans s’attarder à Brest.

Mais revenons au large d’Ouessant où je vous ai laissé. Marchant au près bon plein par un petit Nordet tribord amure Balthazar approche le système de séparation du trafic, les fameux rails, qui oblige les gros navires à virer Ouessant en étant suffisamment éloigné des côtes. Une quinzaine de navires se bousculent sur le rail montant comme nous le montre sur l’écran le système AIS. Nous franchissons ce premier rail sans avoir à corriger notre route. L’AIS est bien pratique dans ces cas là car il nous indique précisément la distance la plus proche (paramètre CPA, closest point of approach) à laquelle nous croiserons chaque bateau et dans combien de temps (TCPA). Lorsqu’il indique des CPA supérieurs à un mille je ne bouge pas. Ce sera le cas cette fois-ci des bateaux qui passent devant ou derrière nous. En traversant le rail descendant seule une manœuvre d’évitement sera nécessaire. Pendant mon quart vers 23h le vent tombe et Balthazar fait route au moteur sur une mer d’huile sous un ciel étoilé barré de quelques stratus peu épais recueillant l’humidité de la nuit.

Vers 3h du matin la brise d’Est revient. Le cliquetis des winchs manœuvrés par l’homme de quart, JP en l’occurrence, qui déroule le génois me réveille vaguement. Le moteur s’est tu et une légère gîte me renseigne sur ma couchette que Balthazar est reparti de l’avant dans une petite brise travers tribord amure. Ceci me rendort satisfait et paisible. A 5h30 je rejoins Maurice de quart pour faire avec lui l’approche des Scilly. Au point du jour une fine ligne grise apparaît à l’horizon sur le secteur avant. Les îles approchent. A embouquer le chenal qui sépare St Mary’s de St Agnes. A 8h (heure britannique) nous prenons un coffre dans la St Mary’s pool devant la petite station de Hugh town.

A nous un solide petit déjeuner suivi d’un complément de sommeil. Tout à l’heure nous irons en zodiac boire une pinte au fameux bar de la mermaid (sirène) et faire une marche autour de l’île avant de déjeuner dans un pub.

Aux parents et ami(e)s qui nous font la gentillesse de s’intéresser à nos aventures nautiques à travers ce carnet de voyages.

Pour lire d’autres lettres de Balthazar ou voir des photos et documents visitez le site de Balthazar artimon1.free.fr

Equipage de Balthazar :

JP (Merle), Mimiche (Durand), Maurice et Dany (Lambelin)